Comprendre les différents types de maintien du genou

Le genou est l'une des articulations les plus sollicitées du corps humain. Selon la nature de la pathologie (lésion ligamentaire, atteinte méniscale, instabilité rotulienne ou usure cartilagineuse), le niveau de contention mécanique requis est très différent. Une genouillère mal adaptée peut soit comprimer inutilement les structures vasculaires, soit ne pas apporter la stabilisation nécessaire.

1. La genouillère élastique de compression (Classe 1)

Indiquée pour les douleurs diffuses, les œdèmes légers ou la reprise d'activité après une période de repos. Elle procure un effet proprioceptif qui améliore la vigilance neuromusculaire sans bloquer l'amplitude articulaire.

2. La genouillère rotulienne à anneau en silicone

Conçue pour le syndrome rotulien (fémoro-patellaire), la tendinite du tendon rotulien et la chondromalacie. L'anneau amortisseur en silicone guide la rotule dans sa gorge trochléenne et disperse les pressions excessives lors de la flexion et de la montée d'escaliers.

3. La genouillère ligamentaire avec renforts articulés

Indispensable en cas d'entorse bénigne ou moyenne des ligaments latéraux (LLI/LLE) ou après rupture du ligament croisé antérieur (LCA). Ses montants latéraux rigides ou semi-rigides limitent les mouvements de torsion et le varus/valgus pathologique.

Les règles de prise de mesure

Pour un maintien optimal sans garrot, mesurez toujours le tour de cuisse 15 cm au-dessus du centre de la rotule, genou légèrement fléchi (20° à 30°). En cas de doute entre deux tailles, référez-vous au guide de mesure officiel du laboratoire (ex: Tynor, Thuasne, Cizeta).